Contrats opaques et crise de confiance : le RHAJAC réclame le départ d’Alix Didier Fils-Aimé

Contrats opaques et crise de confiance : le RHAJAC réclame le départ d’Alix Didier Fils-Aimé
Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) hausse le ton et appelle ouvertement à la démission du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé. Dans un communiqué publié le 7 mars 2026, l’organisation estime que le chef du gouvernement a perdu toute crédibilité pour rétablir la sécurité et conduire le pays vers des élections crédibles. Pour le réseau, les nouveaux scandales liés à des contrats jugés opaques et désavantageux pour l’État constituent une menace directe pour la souveraineté nationale et démontrent l’incapacité du pouvoir en place à défendre les intérêts fondamentaux de la nation.
Le RHAJAC rappelle avoir déjà dénoncé à plusieurs reprises l’octroi de milliards de gourdes sous forme de subventions et de contrats attribués à des firmes étrangères ou à des proches du pouvoir dans des conditions controversées. Selon l’organisation, ces pratiques traduisent une gouvernance marquée par l’opacité et le favoritisme, au moment même où le pays traverse l’une des plus graves crises sécuritaires et économiques de son histoire. Dans ce contexte, confier des missions stratégiques de l’État à des entreprises privées étrangères est perçu comme un aveu d’impuissance et un recul préoccupant de l’autorité publique.
Les révélations rendues publiques le 5 mars par la Fondasyon Je Klere (FJKL) viennent, selon le réseau, renforcer ces inquiétudes. Les contrats évoqués impliqueraient plusieurs milliards de dollars et prévoiraient le transfert de fonctions régaliennes — notamment dans les domaines de la sécurité, des prisons, des douanes et du contrôle des frontières — à des firmes privées étrangères. Pour le RHAJAC, de telles décisions fragilisent davantage l’État haïtien et soulèvent de sérieuses interrogations sur les motivations politiques et économiques derrière ces engagements.
Face à l’accumulation de ces controverses, le RHAJAC estime que le maintien d’Alix Didier Fils-Aimé à la tête du gouvernement ne ferait qu’aggraver la crise de confiance entre les institutions et la population. L’organisation réclame donc sa démission immédiate afin de permettre l’ouverture d’enquêtes indépendantes, notamment par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), sur l’ensemble des contrats incriminés. Pour le réseau, seule une démarche de transparence et de reddition de comptes pourrait aujourd’hui contribuer à restaurer la crédibilité de l’État et préserver les intérêts de la nation.
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