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Haïti : le manque de légitimité du Conseil Présidentiel de Transition

Haïti : le manque de légitimité du Conseil Présidentiel de Transition

Depuis sa mise en place, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) rencontre des difficultés à convaincre. Conçu comme une solution provisoire à la crise politique en Haïti, il est vite devenu le symbole de l’inertie. En l’absence de communication claire, de résultats concrets ou de politique structurée, cette entité est perçue par une grande partie de la population comme étant un groupe d’intérêts personnels, déconnecté des réalités du pays.

La nomination de l’économiste Fritz Alphonse Jean à la direction du Conseil a déclenché des critiques immédiates. Déjà critiqué lors de ses précédents engagements politiques, son retour à un poste de leadership n’a pas ravivé l’espoir, bien au contraire. Considéré comme éloigné et peu impliqué sur les urgences sécuritaires et sociales, il représente, pour de nombreux analystes, une gestion technocratique sans vision ni désir de changement.

Dans un contexte de crise généralisée — caractérisé par l’insécurité, la méfiance envers les institutions et l’effondrement socio-économique —, le CPT semble incapable de redonner une direction minimale au pays. La population observe avec résignation un pouvoir de transition qui, au lieu de provoquer une mobilisation collective, semble s’enliser dans des logiques de calcul politique et de lenteur bureaucratique.

Pour une part importante de la société, la présence de Fritz Jean à la tête du Conseil cristallise ce malaise : non seulement l’institution ne réussit pas à répondre aux attentes, mais elle semble s’enfoncer davantage dans la méfiance populaire. Sans réorientation claire ni actions fortes, le CPT risque de n’être qu’une étape supplémentaire dans le cycle de désillusion politique que Haïti connaît depuis des années.

sewòm Enfo

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