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Drame de la Citadelle : entre deuil national et faillite des responsabilités publiques, AFASDA exige une enquête approfondie

Drame de la Citadelle : entre deuil national et faillite des responsabilités publiques

La tragédie survenue le 11 avril 2026 à la Citadelle Laferrière, ayant coûté la vie à une trentaine de personnes, continue de susciter une vive émotion à travers le pays. Dans une note empreinte de compassion, l’Association des Femmes Soleil d’Haïti (AFASDA) a exprimé sa solidarité envers les familles endeuillées, tout en appelant à la dignité et au respect de la mémoire des victimes. Mais au-delà de l’hommage, ce drame met en lumière une réalité troublante : l’absence persistante de mesures sérieuses pour encadrer et sécuriser des sites pourtant hautement fréquentés.

L’indignation grandit face à ce qui apparaît de plus en plus comme une défaillance structurelle des autorités publiques. Comment un site aussi emblématique et fréquenté a-t-il pu être le théâtre d’une telle catastrophe sans dispositifs de prévention adéquats ? L’absence de signalisation, de contrôle des flux ou encore de plan d’urgence soulève des interrogations légitimes. Cette situation illustre, une fois de plus, une gestion approximative des espaces publics où la vie des citoyens semble reléguée au second plan.

Dans ce contexte, l’appel de l’AFASDA à l’ouverture d’une enquête « rigoureuse, rapide et indépendante » résonne comme une exigence minimale. Il ne s’agit pas seulement de comprendre les circonstances du drame, mais surtout d’identifier clairement les responsabilités. Trop souvent, les catastrophes en Haïti sombrent dans l’oubli, sans que justice ne soit rendue. Cette culture de l’impunité alimente un cycle dangereux où les mêmes erreurs se répètent, au détriment des populations.

Enfin, cette tragédie doit servir de point de rupture. Il est impératif que les autorités adoptent des mesures concrètes pour sécuriser les sites touristiques et publics à travers le pays. Au-delà des discours, c’est une réforme en profondeur de la gouvernance locale et nationale qui s’impose. Garantir la sécurité des citoyens ne devrait pas être une option, mais une obligation fondamentale. Sans une volonté politique claire et des actions tangibles, le pays risque de continuer à compter ses morts dans l’indifférence et l’irresponsabilité.

Drame de la Citadelle : entre deuil

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