Deux jeunes figures politiques du Nord accusées d’opportunisme déguisé en engagement social

Deux jeunes figures politiques du Nord accusées d’opportunisme déguisé en engagement social
Alors que la fête patronale de Saint-Raphaël s’est achevée dans une ambiance de joie et de convivialité, la présence remarquée de Bendgy Tilias et de Kenold Joseph Janvier a suscité de vives réactions dans certains milieux citoyens. Présentés comme de jeunes leaders engagés, ces deux figures issues du département du Nord semblent davantage animées par le calcul politique que par un véritable esprit de service communautaire. Leur participation active aux festivités et leur mise en avant médiatique interrogent sur la sincérité de leur engagement.
Derrière les gestes symboliques et les discours empreints de patriotisme, plusieurs observateurs dénoncent une stratégie de communication bien rodée visant à redorer leur image. Le soutien affiché à des activités culturelles et sportives, la remise de trophées ou encore les appels à « l’unité et l’espoir » paraissent plus relever d’une opération de charme que d’un engagement concret envers la jeunesse du Nord. Pour certains, Bendgy et Kenold se positionnent déjà comme des candidats potentiels en quête de popularité à bas coût.
Dans un contexte où la corruption et la démagogie gangrènent la vie publique haïtienne, ces démonstrations superficielles d’altruisme rappellent tristement les manœuvres classiques d’une génération de politiciens opportunistes. Plutôt que de poser des actions durables et transparentes, ils multiplient les apparitions publiques et les promesses sans suite. Cette attitude entretient le désenchantement d’une jeunesse qui aspire à des modèles authentiques et crédibles.
La fête patronale de Saint-Raphaël aurait pu être une belle occasion de démontrer un leadership responsable, orienté vers le bien commun. Malheureusement, elle s’est transformée en vitrine d’autopromotion pour deux jeunes figures dont les ambitions semblent bien éloignées des idéaux qu’elles proclament. Entre le discours et la réalité, le fossé demeure immense — et le peuple, lui, reste en quête de vrais bâtisseurs d’avenir.
duverneguyno@gmail.com































