
Drame de la Citadelle : le silence accablant du magistrat de Milot
Moins d’un mois après son installation à la tête du cartel intérimaire de Milot, le maire principal, le pasteur Wesner Joseph, aujourd’hui en détention, brise le silence à travers une lettre ouverte où il dénonce une « injustice criante ». S’il appelle à une enquête impartiale et exprime sa solidarité envers les familles des victimes du drame de la Citadelle Laferrière, ses déclarations peinent à dissiper les lourdes interrogations entourant sa gestion de la crise.
Au cœur des critiques : un silence jugé assourdissant au moment même où la tragédie se déroulait. Alors que des vies venaient d’être brutalement fauchées, aucune communication claire ni prise de position forte n’a été enregistrée de la part du magistrat. Cette absence de leadership, dans un contexte d’urgence et de deuil collectif, a profondément choqué l’opinion publique et renforcé le sentiment d’abandon ressenti par les familles des victimes.
Plus grave encore, l’abandon des corps sur le site de la Citadelle durant toute une nuit constitue un fait d’une extrême gravité. Cette situation, dénoncée par plusieurs observateurs, soulève des questions fondamentales sur le respect de la dignité humaine et la gestion des morts en période de crise. Pour beaucoup, il ne s’agit pas seulement d’une négligence administrative, mais d’un manquement grave aux responsabilités d’un dirigeant local, chargé d’assurer la prévention, la coordination et la protection des citoyens.
Face à ces éléments, la détention du maire, bien que contestée par l’intéressé, s’inscrit dans un contexte où les responsabilités doivent être clairement établies. Au-delà des déclarations et des appels à la justice, l’heure est à la vérité. La population attend des réponses concrètes sur les défaillances constatées, et surtout, des mesures pour éviter qu’un tel drame, marqué par le silence et l’inaction, ne se reproduise.
Guyno DUVERNE




































