Journée mondiale de l’Environnement : entre propagande institutionnelle et échec environnemental dans le Nord

À l’approche de la Journée mondiale de l’Environnement du 5 juin, la Direction départementale du Nord du Ministère de l’Environnement multiplie les communiqués, marches symboliques et séances de sensibilisation dans les écoles afin de projeter l’image d’une institution active et engagée. Pourtant, derrière cette campagne de communication soigneusement orchestrée par le directeur départemental Serge Louis Jean, la réalité environnementale du département du Nord, particulièrement celle du Cap-Haïtien, demeure alarmante. Insalubrité grandissante, déchets abandonnés dans plusieurs quartiers, canaux obstrués et absence de véritables politiques de gestion environnementale traduisent surtout l’échec d’une direction largement critiquée pour son inaction.
Depuis la récente visite de la délégation ministérielle au Cap-Haïtien dont le ministreValéryFils-aime fesait partie, aucune amélioration concrète n’a été constatée sur le terrain. Au contraire, plusieurs citoyens dénoncent une aggravation de la situation environnementale dans la deuxième ville du pays. Alors que les habitants attendent des mesures urgentes et visibles, le directeur départemental reste silencieux face aux nombreux problèmes qui affectent les communes du Nord. Cette attitude contraste fortement avec les nombreuses publications officielles vantant des activités ponctuelles de nettoyage et de sensibilisation qui, pour beaucoup, ressemblent davantage à des opérations de propagande qu’à une véritable stratégie environnementale durable.
Dans plusieurs zones du Cap-Haïtien, les détritus continuent de s’accumuler, les espaces publics restent négligés et les risques sanitaires augmentent sous le regard passif des autorités concernées. Pendant que des élèves sont mobilisés pour des marches et des plantations symboliques, les citoyens s’interrogent sur l’absence de résultats palpables de la Direction départementale du Ministère de l’Environnement. De nombreuses voix estiment que les priorités semblent davantage orientées vers la communication politique que vers des actions capables de répondre efficacement à l’urgence environnementale qui menace la région.
Face à ce constat, une question revient avec insistance dans l’opinion publique : pourquoi le ministre Valéry Fils-Aimé continue-t-il de soutenir une direction départementale jugée inefficace et inactive par plusieurs observateurs ? Quels intérêts expliquent le maintien d’un responsable dont le bilan demeure largement contesté sur le terrain ? À l’heure où le pays fait face à de graves défis environnementaux, plusieurs acteurs de la société civile estiment que les habitants du Nord méritent mieux que des activités symboliques et des discours de circonstance. Ils réclament des actions concrètes, une gestion transparente et surtout des résultats capables de redonner espoir à une population abandonnée face à la dégradation accélérée de son environnement.





































