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Haïti : le silence n’est plus une option

Par Jean_Luc BELL

Haïti : le silence n’est plus une option

Disparitions, enlèvements, soldats étrangers, élections repoussées : les Haïtiens, d’ici et d’ailleurs, réclament des réponses claires. Le silence n’est plus une option.

En 2026, la crise sécuritaire reste très grave. Des milliers de personnes ont été tuées ou blessées. Les enlèvements sont en hausse. Près de 1,5 million d’Haïtiens ont fui leur maison et vivent loin de chez eux, souvent dans des conditions très dures. La mission kényane est terminée. Une nouvelle force contre les gangs, soutenue par des contingents étrangers, prend le relais. Mais pour une population épuisée, une seule question compte : est-ce que cela va enfin changer ?

Des questions sans réponse
Des opérations militaires étrangères ont eu lieu à l’aéroport international et ailleurs, en lien avec d’autres pays. Des dénonciations circulent. Des disparitions inquiétantes sont signalées. Que s’est-il passé ? Qui a décidé ? Selon quelles règles ? Pour le moment, trop de familles et de citoyens n’ont reçu aucune réponse officielle. Sans explication, chacun imagine le pire.

Les élections prévues en décembre 2026 et en février 2027 sont reportées sans nouvelle date. Le mandat du Conseil présidentiel de transition est terminé. Le Premier ministre dirige seul l’exécutif. Aucun calendrier précis n’a été donné aux citoyens, qui ne savent donc ni quand ils voteront, ni qui les représentera d’ici là.

Le gouvernement affirme que la sécurité, les élections et la relance de l’économie sont ses priorités. Mais ce que les gens vivent chaque jour ne ressemble pas toujours à ces promesses. Cet écart creuse la méfiance. Quand l’État se tait ou parle de façon floue, les rumeurs prennent sa place, et la peur avec elles.

Informer n’est pas une faveur : c’est un devoir. Les autorités doivent parler régulièrement, avec des chiffres vérifiables. Elles doivent expliquer le rôle des forces étrangères et les règles qu’elles suivent. Elles doivent donner des nouvelles des personnes disparues, annoncer un calendrier électoral précis et rendre compte des résultats obtenus, y compris quand ils sont mauvais.

La population et la diaspora n’attendent pas de beaux discours. Elles attendent des actes, des réponses et une transparence totale. Un pays qui sait ce qui se passe peut agir ensemble. Un pays à qui l’on cache la vérité ne peut que douter. Que vive Haïti, et que vive la démocratie !

Jean_Luc BELL, Entrepreneur, Citoyen Engagé. Département Nord, Haïti. Le 26/10/2026

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